samedi 8 avril 2017
mercredi 22 mars 2017
Après l’hiver
N’attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.
Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.
On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.
26 juin 1878 – Victor Hugo
lundi 31 octobre 2016
lundi 26 septembre 2016
vendredi 2 septembre 2016
jeudi 26 mai 2016
mardi 3 mai 2016
Bucurii
Bucura-te, Maica Mielului si a Pastorului;
Bucura-te, staulul oilor cuvantatoare;
Bucura-te, ceea ce esti muncire pentru vrajmasii cei nevazuti;
Bucura-te, ceea ce deschizi usile raiului;
Bucura-te, ca cele ceresti se bucura cu cele pamantesti;
Bucura-te, ca cele pamantesti dantuiesc impreuna cu cele ceresti;
Bucura-te, gura Apostolilor cea fara de tacere;
Bucura-te, indraznirea cea nebiruita a purtatorilor de chinuri;
Bucura-te, temeiul cel tare al credintei;
Bucura-te, cunostinta harului cea luminoasa;
Bucura-te, cea prin care s-a golit iadul;
Bucura-te, cea prin care noi ne-am imbracat cu slava;
Bucura-te, Mireasa, pururea fecioara!
Bucura-te, staulul oilor cuvantatoare;
Bucura-te, ceea ce esti muncire pentru vrajmasii cei nevazuti;
Bucura-te, ceea ce deschizi usile raiului;
Bucura-te, ca cele ceresti se bucura cu cele pamantesti;
Bucura-te, ca cele pamantesti dantuiesc impreuna cu cele ceresti;
Bucura-te, gura Apostolilor cea fara de tacere;
Bucura-te, indraznirea cea nebiruita a purtatorilor de chinuri;
Bucura-te, temeiul cel tare al credintei;
Bucura-te, cunostinta harului cea luminoasa;
Bucura-te, cea prin care s-a golit iadul;
Bucura-te, cea prin care noi ne-am imbracat cu slava;
Bucura-te, Mireasa, pururea fecioara!
mardi 8 mars 2016
jeudi 3 mars 2016
Viata
Ce este Viata?
E stralucirea unui licurici in noapte,
E rasuflarea unui bivol in iarna,
E mica umbra
care alearga prin iarba si se pierde
la asfintit.
E stralucirea unui licurici in noapte,
E rasuflarea unui bivol in iarna,
E mica umbra
care alearga prin iarba si se pierde
la asfintit.
dimanche 28 février 2016
mardi 12 janvier 2016
jeudi 31 décembre 2015
mercredi 23 décembre 2015
Je te l'ai dit...
Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
Paul Éluard
vendredi 20 novembre 2015
Lorsque l’enfant paraît
mercredi 18 novembre 2015
mercredi 28 octobre 2015
jeudi 22 octobre 2015
lundi 14 septembre 2015
dimanche 23 août 2015
samedi 22 août 2015
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